Réussir au mieux son entrevue (infirmière) – Part II

Comme je vous le disais dans la partie I, l’entrevue est la 2ème étape la plus importante après le CV. On va donc maintenant voir ensemble les erreurs à éviter lors de cette entrevue et aborder les questions pièges que vous serez susceptibles de rencontrer. 

Les erreurs à éviter (liste non exhaustive)

Éviter le contact visuel avec vos interlocuteurs. Qui peut traduire un cruel manque de confiance en soi et/ou que vous êtes intimidable et/ou que vous mentez. Voyez donc combien c’est important d’établir et maintenir un contact visuel. A contrario, ne le maintenez pas façon excessive non plus, vous pourriez mettre mal à l’aise les recruteurs.
Mal se tenir. Ne soyez pas avachi dans le fauteuil et tenez vous droit ! La posture aura son importance.
Ne pas sourire. Ne faites pas votre antipathique, soyez généreux et donc souriez ! Le sourire est communicatif vous verrez. Mais ne surjouez pas, un sourire forcé/gêné se voit également.
Être arrogant. Il est important d’avoir confiance en soi, mais pas dans l’excès. On ne se vante pas, mais on ne se rabaisse pas non plus. Faites preuve d’humilité. Tout est une question de dosage. On n’arrive pas à l’entrevue ni au Québec en terrain conquis… Les Québécois ne vous doivent rien, vous leur devrez tout en revanche.
Ne pas savoir gérer son stress et le montrer. Si vous montrez que vous n’êtes pas capable de gérer votre stress lors d’une entrevue, comment le gérerez vous lors du stage et par la suite dans une situation d’urgence par exemple ? Les recruteurs se projettent au-delà de l’entrevue. Attention donc aux gestes qui trompent, à votre gestuelle !
Ne pas écouter. Vous pouvez faire répéter ou reformuler ce que vous ne comprenez pas, ça ne pose aucun problème, mais répondez à la question posée, montrez que vous écoutez et êtes attentif.
Ne pas éteindre son cellulaire. Mettez-le en mode avion dès votre arrivée, vous aurez moins de chance d’oublier lorsque vous serez appelé.
Dire du mal de ses anciens employeurs. Même si vous le pensez très fort, ne le dites pas. Ils seront peut être vos anciens employés à un moment donné.
Ne pas faire de recherches. Je ne le dirais jamais assez mais, connaissez votre sujet ! Spécificités du Québec, démarches, vocabulaires, différences etc… Soyez au courant des spécialités de l’hôpital dans lequel vous voulez travailler.
S’habiller de façon inappropriée. On ne vous demande pas de venir en tailleur ou costume 3 pièces. Mais un minimum quand même. Et s’asseoir avant d’y être invité. On fait preuve d’un minimum de courtoisie et de politesse ^^
Donner des réponses peu claires et décousues. Si vous vous préparez comme il faut, il ne devrait pas y avoir de problème. De même qu’on essaye de bien articuler et de faire des efforts de prononciation. Une bonne élocution est essentielle, n’oubliez pas que si pour vous ce sont les Québécois qui ont un accent, pour eux, c’est l’inverse et vous pourriez ne pas être facile à comprendre. Et utiliser un langage grossier est largement rédhibitoire (mais j’espère que je ne vous apprends rien).
Ne pas poser de questions. Ca peut traduire un manque d’intérêt. Et ne pas montrer d’enthousiasme. Attention à ne pas en faire trop non plus. Tout est dans le dosage, n’oubliez pas…
Ne pas assumer ses erreurs. L’erreur est humaine, mais ne pas être capable de les assumer et se remettre en question c’est une autre affaire. Ici, reconnaitre ses erreurs et y faire face en mettant des actions en place est très important.
Arriver en retard. Les Français sont reconnus comme étant perpétuellement en retard au Québec, ils ont pour idée qu’être ponctuel n’est pas une de nos plus grande qualité, et avec raison (comme celle d’être de gros râleurs), ne leur donnez pas davantage de raison d’y croire 🙂 Une entrevue ça se prépare, on note donc bien l’heure et on se renseigne sur le trajet, le trafic, l’adresse précise etc…

Les « questions pièges »

Ce ne sont pas vraiment des pièges si on est préparé, mais ça peut le devenir si on ne s’y attend pas.

Parlez moi de vous (surprenant quand on ne s’attend pas à ça).
Si on devait prendre contact avec vos collègues (ou votre employeur) comment vous décriraient-ils ?
Décrivez-nous une situation stressante à laquelle vous avez dû faire face et comment l’avez-vous gérée?
Parlez-nous d’une erreur que vous avez commise et comment avez vous géré cette situation ?
Quelles sont vos qualités (vos points forts) ? Quels sont vos points à améliorer ?

C’est à peu près le genre de questions susceptibles d’être posées qui me viennent en tête. Rien de très sorcier mais c’est toujours bien de ne pas être pris au dépourvu et d’y être un minimum préparé. Ce qu’ils veulent avec ces questions, c’est évaluer vos qualités et points à améliorer dans un premier temps, mais aussi et surtout votre capacité à prendre du recul sur une situation, votre capacité d’auto-critique (constructive et honnête, pas de fausse modestie), votre personnalité, votre capacité d’analyse et de synthèse. Ils voudront également savoir si vous êtes capable de vous adapter facilement et surtout réussir le stage d’adaptation de l’OIIQ sans difficulté. Ils ne recherchent pas des infirmiers qui sont doués pour les soins (les techniques peuvent être différentes au Québec donc de toute façon il faudra réapprendre), ils veulent des infirmiers sécuritaires, organisés, qui savent prioriser. Des infirmiers malléables, qui ne sont pas contre le changement.

 

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