Réussir au mieux son entrevue (infirmière) – Part I

Après le CV (article ici), l’autre étape à ne pas négliger est l’entrevue. Il est donc tout aussi important (si ce n’est plus) de faire bonne impression, en mettant toutes les chances de votre côté afin d’être embauché. Je vais donc vous donner quelques pistes, des conseils et des choses à éviter, dans cette série d’articles. Les codes restent les même qu’en France, au détail près qu’au Québec l’entrevue pour les infirmier(e)s est un peu plus pousser au niveau des connaissances (situation clinique).

Dans le cadre du recrutement par RSQ, tout d’abord partez du principe que vous n’êtes pas la seule personne à postuler, vous serez sans doute plusieurs centaines à le faire et à passer les entrevues (oui, ici on dit entrevue). La concurrence va être rude, chacun viendra avec son bagage de connaissance, d’expériences, de qualités et de points à améliorer. Il faudra donc être meilleur que les autres, et faire la meilleure impression possible tant sur sa façon de s’exprimer que sur la façon de se présenter (au niveau vestimentaire et à sa façon de parler de soi). Je vais essayer au mieux de vous donner quelques clés pour mettre toutes vos chances de votre côté mais le plus gros du travail devra venir de vous.

Les conseils (liste non exhaustive)

Connaitre son sujet (ici « infirmier au Québec ») et montrer que vous vous êtes renseigné et intéressé. Alors oui ils vont adapter (parfois) leur langage au vôtre mais vous pouvez utiliser les termes Québécois (de façon appropriée, pas lancés comme ça au hasard) pour prouver votre investissement. Qu’est ce qu’un PAB ? Quel est le rôle de l’infirmière auxiliaire ? Quels sont les actes que peut faire un infirmier etc… (vous pouvez lire cet article pour quelques informations). Mais renseignez vous aussi sur les conditions de travail et le marché de l’emploi actuel au Québec (leurs besoins, les priorités…).
 Savoir de quoi on parle et être précis dans les termes (et accessoirement être au point sur les démarches)Ca rejoint le point du dessus, mais il ne suffit pas de sortir des mots lus ou appris sur internet, il faut comprendre et savoir de quoi on parle. S’ils vous parlent du permis de travail, de l’ARM, de l’OIIQ, du tableau de l’ordre, du stage d’intégration etc… N’ayez pas l’air surpris.
 Être soi-même. Nul besoin de mentir ni d’enjoliver les choses. Soyez vous-même et naturel. Ca se verra de toute façon. N’en rajoutez pas et n’en faites pas trop. Peut-être que vous considérez que vivre au Québec est un rêve pour vous. Montrez que ce n’est pas une simple lubie inconsidérée, un rêve comme tant d’autres ont des rêves, mais que c’est un projet de vie sérieux et grandement réfléchi et que vous connaissez les tenants et les aboutissants. Faites preuve d’humilité et évitez les superlatifs. 
 Être conscient de l’investissement que cela va demander (tant pour vous que pour eux).
 Adopter un comportement professionnel avec un vocabulaire adapté et précis, ainsi qu’une tenue vestimentaire et une posture adéquates (tenue correcte et apparence soignée).
 Être honnête. Mentir vous portera préjudice tôt ou tard et portera également préjudice à vos compatriotes Français qui ne seront plus pris au sérieux. Si votre projet c’est de rester seulement 6 mois au Québec, ne leur dites pas le contraire. Vous faire venir et vous « former » 6 mois leur demande un gros investissement (tant financier qu’humain). De plus, ils seront en droit de vous demander de rembourser l’intégralité des frais investis dans votre immigration.
 Être conscient que vous ne savez pas tout. Vous avez des connaissances, certes, mais dites-leur que vous voulez encore apprendre, qu’être infirmier c’est une formation et un apprentissage continu.
 Éviter d’introduire ses phrases par « En France… », surtout si c’est pour le faire suivre de « … on fait pas comme ça et fait comme ci… ». Vous allez au Québec, vous allez devoir changer, oublier certaines habitudes et vous adapter aux façons de faire Québécoises.
 Avant le jour J faire le bilan sur ses qualités et ses points à améliorer. Soyez capable de vous remettre en question et de faire une critique constructive de vous-même (ne vous rabaissez pas mais ne soyez pas trop prétentieux non plus). Vous avez des faiblesses parlez-en sans crainte (dans la limite de l’acceptable… si vous avez peur de tuer des patients parce que vous vous sentez insécure, gardez plutôt ça pour vous hein…) mais précisez que vous travaillez dessus pour vous améliorer. En gros soyez positif !
 Être attentif. Premièrement avant de vous présenter à l’entrevue, n’oubliez pas les documents demandés s’il y en a. Ensuite lorsque vos interlocuteurs vous parlent, soyez attentif et concentré sur ce qu’ils vous disent. Ecoutez bien les consignes, faites répéter et/ou reformuler au besoin (parfois certaines questions peuvent manquer de clarté). Soyez cohérent dans votre discours et ne vous éparpillez pas.
 Prendre le temps de réfléchir. Ne vous précipiter par pour répondre, prenez votre temps (dans la limite du raisonnable) avant de répondre. N’ayez pas peur de vous tromper et de vous reprendre.
 Pour la partie situation clinique, être un professionnel de la santé, utilisez les termes professionnels, médicaux et précis et on évite les termes trop génériques. Et on s’exprime dans un bon français !
 Poser des questions. Vous pensez avoir des questions pour les recruteurs, notez-les et posez-leur le jour de l’entrevue, ça montrera une fois de plus votre intérêt. Mais évitez de parler du salaire et des avantages sociaux s’il vous plait…
 Arriver en avance. Ou au moins à l’heure. Soyez poli et courtois.

La veille de l’entrevue détendez vous, pas besoin d’être trop stressé, ça n’apportera rien de bon (plus facile à dire qu’à faire, mais je suis une grosse anxieuse donc je sais ce que c’est que de stresser pour rien, donc faites quelques choses qui vous détend). Vous êtes déjà infirmier(e) diplômé(e) d’état, les connaissances vous les avez et pour la plupart vous avez également de l’expérience, servez-vous en. Si votre projet vous tient à coeur, ça se verra et vous aurez de grande chance d’être retenu.
Respirez un grand coup avant de rencontrer les recruteurs. Ils sont très professionnels et agréables, ils feront tout pour vous mettre à l’aise dès le début (grands sourires) et en confiance. Souriez à votre tour. Et foncez. 

La partie II concernera les erreurs à éviter ainsi que les « questions pièges » que vous pourrez rencontrer lors de l’entretien. 

Je tiens à rappeler tout de même que je ne fais pas parti du recrutement et que je ne suis pas une experte dans ce domaine. Je parle juste par rapport à mon expérience personnelle et de ce que j’ai pu voir et entendre autour de moi. Chacun est donc libre de suivre ou non mes conseils, et d’en faire ou non des modifications. Prenez et laissez ce que vous voulez. Je n’ai aucunement la science infuse ni la prétention de dire que je sais tout. Néanmoins, je pense avoir assez de recul pour avoir une petite idée de ce que les recruteurs recherchent 🙂

Vous avez des questionnements, des doutes ou besoin d’informations supplémentaires, n’hésitez pas à me rejoindre sur la page Facebook du blog ou sur le groupe d’entraide que j’ai créé tout récemment. 

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