Passer un entretien d’embauche au Québec

Je sais que j’ai plusieurs fois répété ces derniers temps que les hôpitaux Québécois ne recrutaient plus de Français pour les raisons que j’ai déjà expliquées ICI. Mais il semblerait que certains hôpitaux reprennent les recrutements de Français, mais sans forcément passer par RSQ (ce qui ne se faisait pas trop avant). J’ai donc connaissance de 2 cas de Pvtistes qui ont réussi à obtenir des entretiens et pour l’une d’entre eux un emploi (avec financement du stage). De ce fait, il me semblait intéressant pour vous d’aborder ce sujet qu’est l’entretien d’embauche Québécois, qui est très différent de celui que l’on connait en France. Je l’avais déjà abordé sur mon premier blog mais j’ai eu envie de recommencer ici. Avec 3 entretiens d’embauche à mon actif, je crois pouvoir vous en parler sans trop de difficulté 🙂

Les Différences France/Québec

Il faut savoir qu’ici, au Québec, les recruteurs sont adorables. Ils ne cherchent pas à mettre mal à l’aise le candidat, au contraire, ils font tout pour lui paraitre sympathiques et le détendre le plus possible afin que le stress n’interfère pas dans ses réponses. Ils sont donc très souriants, chaleureux et bienveillants (des Québécois quoi).
Leur objectif n’est pas de faire échouer le candidat mais bien de tout mettre en oeuvre pour qu’il réussisse.

Au Québec ils testent les connaissances. Il ne suffit donc pas de laisser son CV aussi parfait soit-il (attention le CV québécois est différent du CV français) et espérer être pris sur ce seul critère. Il s’agit d’un véritable entretien, avec échange et évaluation des connaissances ainsi que sa capacité de réflexion. Il faut donc un minimum de préparation au préalable.

Déroulement De L’entretien

En général il se découpe en 2 parties (je dis en général parce que le CHUM à un moment donné faisait également passer un test écrit, qui ne semble plus être d’actualité a priori).

Première Partie = Vous connaitre 

Cette première partie leur servira donc à mieux vous connaitre et en savoir plus sur vos motivations :

    • Vos motivations à partir vivre au Québec et à travailler dans leur hôpital

    • Votre expérience professionnelle, ce que vous avez fait depuis l’obtention de votre diplôme, dans quels types de services et de structures vous avez travaillé (cliniques privées, hôpitaux…)

    • Quelles sont vos qualités et quels sont vos points à améliorer (ils disent bien « points à améliorer » et non pas défauts comme en France, ce qui montre déjà une certaine volonté de ne pas sous estimer le candidat)

    • Ils m’avaient aussi demandé de leur parler d’une situation stressante que j’avais vécue et comment j’y avais fait face

    • Et une fois on m’a demandé de leur parler d’une erreur que j’avais commise et comment j’avais réagi (les actions mises en place etc… Parce qu’il faut savoir qu’ici ils sont très procéduriés et que la moindre petite erreur, même qui peut vous sembler anodine doit être déclarée).

Deuxième Partie = Vous évaluer

La deuxième partie quant à elle sert à évaluer vos connaissances et surtout votre réflexion. Ils ne veulent pas vous piéger, mais veulent savoir si vous êtes capable de réfléchir à une situation donnée et d’argumenter vos décisions.

Ils vous lisent un cas clinique suivi de questions auxquelles vous devez bien sûr répondre. Au fil de la conversation et de vos réponses, ils rajoutent des éléments au cas (souvent pour voir si votre hypothèse de départ était juste). Ils ne cherchent vraiment pas à vous piéger, et souvent il ne faut pas chercher midi à quatorze heure en pensant que c’est un piège. Il faut aller à l’essentiel et il faut argumenter vos réponses. N’hésitez pas à leur demander de reformuler une question si vous ne l’avez pas bien comprise, parfois les formulations québécoises sont un peu difficiles à comprendre, du fait de la différence de vocabulaire.
Même si vous répondez faux à une question (ce qui est peu probable parce que les cas sont assez simples), ils vous remettront gentiment sur le droit chemin, sans jugement aucun.

Il y a également une question sur la « priorisation ». Ils vous lisent une autre situation et vous demande comment vous géreriez la situation en donnant vos priorités d’action et en déléguant certains soins à une CEPI ou une Auxiliaire (il faut donc s’être un peu renseigner sur ce que chacun peu faire, vous pouvez trouver quelques pistes dans cet article).

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N’hésitez pas à poser vos questions en commentaire, j’essayerais d’y répondre dans la mesure du possible 🙂


 

 

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