Officiellement infirmière au Québec

Le lundi 4 août j’ai enfin obtenu le graal pour pouvoir exercer ici comme infirmière avec mon diplôme Français.  J’ai donc reçu mon permis « régulier » (en date du 30 juillet 2014) de l’Ordre des Infirmières et Infirmiers de Québec (OIIQ), me permettant ainsi d’exercer comme infirmière au Québec, sous réserve de payer la cotisation annuelle de 425$ à l’Ordre pour l’inscription au Tableau (aoutch !). Parce qu’ici pour être autorisé à exercer il ne suffit pas de réussir son examen mais il faut également être inscrit à l’Ordre et payer la cotisation chaque année (qu’on se le dise, c’est un peu l’arnaque leur truc quand même surtout quand on sait que l’Ordre n’est pas vraiment là pour nous protéger nous infirmiers, mais pour assurer la protection du public… Bref !).

Avec le recul, ces 4 mois sont passés hyper vite … Et se sont merveilleusement bien passés, même si vers la fin du 1er volet j’ai eu quelques doutes quant à ma réelle volonté d’être infirmière (ici ou ailleurs hein). Le statut de stagiaire quand on est déjà diplômée n’est vraiment pas évident, il y a toute une remise en question qui se fait à un moment donné, en tout cas pour ma part …. Ce n’est pas facile de se dire que oui on est infirmière dans son pays, qu’on a obtenu un diplôme qui le prouve, mais qu’ici ben on doit toujours se référer à quelqu’un. Mais ce stage est vraiment essentiel et important pour la suite, une vraie immersion dans le métier d’infirmière au Québec et qui permet de s’intégrer et de s’adapter au fonctionnement québécois. Dans la 2ème partie du stage tout s’est arrangé, j’avais le sentiment de faire partie de l’équipe, d’être infirmière et moins stagiaire. 

Mais maintenant que le stage est terminé, qu’est ce que je deviens ? S’il y a quelques semaines j’étais dans le flou total et que mon avenir était incertain, aujourd’hui j’en sais plus sur ce que je vais devenir. Déjà mon salaire va être réévalué, prenant en compte mon expérience française pour me faire gravir les échelons, ensuite je sais que j’aurai un poste dans le département dans lequel j’ai évolué durant mon stage, suite à ma demande de rester ici. Il s’agira d’un poste jour/soir (8h-16h/16h-00h) ce qui me convient très bien sachant qu’obtenir un poste de jour ici est quasiment impossible (priorité aux anciens). Je suis donc à moitié satisfaite 🙂 Et je serais à temps partiel, bien qu’ayant signé un contrat avec l’hôpital (via RSQ) pour un temps complet. Après mûre réflexion le temps partiel me convient parfaitement (8 jours travaillés sur 14) même si je ne sais pas encore combien je serais payée par quinzaine/mois. Ce que je sais c’est seulement ce qu’on m’en a dit, à savoir que :

Le salaire d’un temps partiels VS un temps complet à échelon égal est pratiquement équivalent grâce aux bénéfices marginaux, aux jours de maladie et aux fériés payés directement. Il serait même plus important si on comble notre TP avec 2 jours en plus de travail en auto-gestion pour arriver à un 10 jours/14 travaillés.
On ne travaille que 4 jours/semaines, et si on a de la chance et qu’on arrive à s’arranger, on peut avoir 6 jours de congés en ligne (idéal pour bouger un peu et visiter)
On a aussi 20 jours de congés payés + possibilité à des congés sans soldes
En revanche, on cotise moins pour la retraite et on cumule moins d’ancienneté
Si on est malade moins de 5 jours, ben on n’est pas payé (contrairement aux TC qui ont une dizaine de jours de maladie + les fériés qu’ils peuvent prendre sans perdre d’argent sur leur salaire).

En gros je vais travailler moins pour gagner plus (le top !) si ce qu’on m’a dit s’avère être vrai, affaire à suivre donc.

En tout cas, depuis plusieurs semaines j’aime mon travail, j’aime aller bosser et je me plais beaucoup là où je suis même si certaines journées sont plus dures que d’autres. C’est vraiment une expérience formidable que je suis en train de vivre, je sais que j’ai beaucoup de chance d’être là et de vivre ce que je vis, et à aucun moment je ne regrette mon choix, je pense même qu’il s’agit du meilleur choix que j’ai pu faire jusqu’à aujourd’hui (mais ma famille me manque terriblement malgré tout).

Prochainement je ferai un article sur le déroulement du stage du début jusqu’à la fin, maintenant que j’ai franchi toutes les étapes et que je peux donc en parler en connaissance de cause. Je pense également faire un article sur mon ancien blog (celui qui traite plus des démarches et du côté pratique/paperasse) sur la différence réelle entre temps partiel et temps complet, une fois que j’aurais reçu mon premier salaire de temps partiel.

Permis "régulier" de l'OIIQ

Permis « régulier » de l’OIIQ

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